A/HRC/RES/47/14
l’homme dans le contexte de la riposte au VIH, tenue conformément à sa propre
résolution 38/8, et du rapport y afférent2,
Soulignant le rôle de premier plan que jouent le Programme commun des Nations
Unies sur le VIH/sida et tous les organismes qui le parrainent, tels que l’Organisation
mondiale de la Santé, dans les efforts déployés à l’échelle mondiale pour mettre fin au sida
d’ici à 2030,
Réaffirmant la résolution de l’Assemblée générale 70/1 du 25 septembre 2015,
intitulée « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon
2030 », dans laquelle l’Assemblée a adopté le document final du Sommet des Nations Unies
consacré à l’adoption du programme de développement pour l’après-2015 et s’est engagée à
ne laisser personne de côté,
Accueillant avec satisfaction les objectifs de développement durable, notamment
l’objectif 3 consistant à permettre à tous de vivre en bonne santé et à promouvoir le bien-être
de tous à tout âge, et ses cibles spécifiques et liées, en particulier la cible 3.3 qui prévoit, d’ici
à 2030, de mettre fin à l’épidémie de sida, à la tuberculose, au paludisme et aux maladies
tropicales négligées et de combattre l’hépatite, les maladies transmises par l’eau et autres
maladies transmissibles, ainsi que tous les autres objectifs relatifs à la santé,
Sachant que le Programme de développement durable à l’horizon 2030 est guidé par
les buts et principes énoncés dans la Charte des Nations Unies, notamment le plein respect
du droit international, qu’il se fonde sur la Déclaration universelle des droits de l’homme, les
instruments internationaux relatifs aux droits de l’homme, la Déclaration du Millénaire et le
Document final du Sommet mondial de 2005, le Programme d’action de la Conférence
internationale sur la population et le développement et le Programme d’action de Beijing, et
qu’il s’inspire d’autres instruments, tels que la Déclaration sur le droit au développement,
Sachant également que la mise en œuvre du Programme 2030 doit être compatible
avec les obligations que le droit international des droits de l’homme fait aux États,
notamment l’obligation de garantir le respect, la protection et la réalisation de tous les
droits de l’homme et libertés fondamentales pour tous,
Réaffirmant que la disponibilité, l’accessibilité, l’acceptabilité, l’abordabilité et la
qualité des services de prévention combinée du VIH, de dépistage, de traitement, de soins et
d’accompagnement, des services de santé et des services sociaux, y compris des services de
santé sexuelle et procréative, de l’information et de l’éducation, fournis sans stigmatisation,
violence ni discrimination, sont des éléments indispensables à la pleine réalisation du droit
de chacun de jouir du meilleur état de santé physique et mentale possible,
Sachant qu’une couverture sanitaire universelle, ancrée dans le respect, la protection
et la réalisation du droit de chacun de jouir du meilleur état de santé physique et mentale
possible, est essentielle dans l’action menée contre le VIH et le sida,
Réaffirmant que la pleine réalisation de tous les droits de l’homme et libertés
fondamentales pour tous est un élément essentiel de l’action menée à l’échelle mondiale
contre l’épidémie de VIH, y compris dans les domaines de la prévention, du diagnostic, du
traitement, des soins et de l’accompagnement, et qu’une telle action a pour effet de réduire
la vulnérabilité d’une personne face au VIH,
Conscient que la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) est l’un des
plus grands défis mondiaux jamais rencontrés, et notant avec une profonde inquiétude ses
effets sur la santé, notamment sur l’action menée contre le sida, en particulier sur l’accès aux
médicaments, aux traitements et aux diagnostics concernant le VIH/sida, la perte de vies
humaines, la santé mentale et le bien-être, ainsi que ses répercussions néfastes sur les besoins
humanitaires à l’échelle mondiale, l’exercice des droits humains dans toutes les sphères de
la société, notamment en ce qui concerne les moyens de subsistance, la sécurité alimentaire
et la nutrition et l’éducation, l’aggravation de la pauvreté et de la faim, les perturbations de
l’économie, du commerce, des sociétés et de l’environnement, et le creusement des inégalités
économiques et sociales dans les pays et entre eux, qui réduisent à néant les gains chèrement
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A/HRC/41/27.
GE.21-10313