A/RES/63/159
en veillant à ce que l’enseignement primaire soit obligatoire, accessible et gratuit
pour tous, de manière progressive et sur la base de l’égalité des chances ;
n) D’intégrer une démarche soucieuse de l’égalité des sexes et des droits de
l’homme dans les politiques, programmes et activités de recherche ayant trait au
secteur de la santé, de prêter attention aux priorités et aux besoins particuliers des
femmes et des filles, d’assurer aux femmes le droit de jouir du meilleur état de santé
possible ainsi que l’accès à des soins de santé adéquats et d’un coût abordable,
notamment en matière d’hygiène sexuelle, de santé procréative, de santé maternelle
et de soins obstétricaux essentiels, conformément au Programme d’action de la
Conférence internationale sur la population et le développement 15, et de reconnaître
que, privées d’autonomie et d’indépendance économiques, les femmes sont
devenues plus vulnérables à toutes sortes de risques, notamment celui de contracter
le VIH/sida, le paludisme, la tuberculose et d’autres maladies liées à la pauvreté ;
o) D’éliminer les inégalités entre les sexes et les mauvais traitements et
violences à motivation sexiste ; d’aider les femmes et les adolescentes à mieux se
protéger du risque d’infection à VIH, principalement en leur offrant des soins et des
services de santé, en particulier en matière d’hygiène sexuelle et de santé
procréative et en leur donnant pleinement accès à toute l’information et l’éducation
dont elles ont besoin ; de veiller à ce que les femmes puissent exercer leur droit
d’être maîtresses de leur sexualité et de prendre librement et de manière responsable
des décisions dans ce domaine, afin de mieux se protéger du risque d’infection à
VIH, s’agissant notamment de leur hygiène sexuelle et de leur santé procréative,
sans être soumises à la coercition, à la discrimination et à la violence ; et de prendre
toutes les mesures nécessaires pour créer un environnement favorable à
l’autonomisation des femmes et accroître leur indépendance économique, en
réaffirmant à cet égard l’importance du rôle que les hommes et les garçons jouent
dans la réalisation de l’égalité des sexes ;
p) De consolider les infrastructures sanitaires et sociales nationales de façon
à pouvoir renforcer les mesures visant à promouvoir l’accès des femmes aux
services de santé publics et de prendre des mesures à l’échelon national pour
remédier aux pénuries de ressources humaines dans le domaine de la santé,
notamment en élaborant, en finançant et en appliquant, dans le cadre des stratégies
nationales de développement, des politiques propres à améliorer la formation et la
gestion et à assurer efficacement le recrutement, la rétention et l’affectation du
personnel de santé, grâce notamment à la coopération internationale dans ce
domaine ;
q) De mobiliser des ressources suffisantes aux niveaux national et
international, ainsi que des ressources nouvelles et supplémentaires à l’intention des
pays en développement, notamment des pays les moins avancés et des pays en
transition, en recourant à tous les mécanismes de financement disponibles, y
compris aux sources de financement multilatérales, bilatérales et privées ;
r)
De multiplier les partenariats entre les gouvernements, la société civile et
le secteur privé ;
s)
D’encourager le partage des responsabilités entre, d’une part, les
hommes et les garçons et, d’autre part, les femmes et les filles pour promouvoir
l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes, ce partage étant jugé essentiel
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Rapport de la Conférence internationale sur la population et le développement, Le Caire,5-13 septembre
1994 (publication des Nations Unies, numéro de vente : F.95.XIII.18), chap. I, résolution 1, annexe.
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