Renforcement du programme des Nations Unies pour la prévention du crime
et la justice pénale, surtout de ses capacités de coopération technique
A/RES/70/178
non privatives de liberté aux délinquantes (Règles de Bangkok), et encourageant les
États Membres à les mettre en œuvre,
Se félicitant de l’adoption, par sa résolution 70/175 du 17 décembre 2015, du
texte révisé de l’Ensemble de règles minima pour le traitement des détenus, qui
prend le nom d’Ensemble de règles minima des Nations Unies pour le traitement des
détenus (Règles Nelson Mandela),
Condamnant de nouveau énergiquement la traite des personnes, qui constitue
une grave atteinte à la dignité humaine et à l’intégrité physique, aux droits de
l’homme et au développement, et qui exige une action ferme de la justice pénale,
Soulignant que, bien que le trafic de migrants et la traite des personnes
puissent dans certains cas avoir des points communs, les États Membres doivent être
conscients qu’il s’agit de crimes distincts et qu’ils exigent des mesures juridiques et
opérationnelles et des politiques différentes et complémentaires, et rappelant en
outre ses résolutions 68/179 du 18 décembre 2013 et 69/167 et 69/187 du
18 décembre 2014, dans lesquelles elle a demandé à tous les États Membres de
protéger et d’aider les migrants, notamment les enfants et les adolescents, ainsi que
les résolutions du Conseil économique et social 2014/23 du 16 juillet 2014 et
2015/23 du 21 juillet 2015,
Accueillant avec satisfaction les activités du Fonds de contributions
volontaires des Nations Unies en faveur des victimes de la traite des personnes, en
particulier des femmes et des enfants, créé en application du Plan d’action mondial
des Nations Unies pour la lutte contre la traite des personnes qu’elle a adopté dans
sa résolution 64/293 du 30 juillet 2010,
Préoccupée par l’implication croissante de groupes terroristes et de groupes
criminels organisés dans le trafic de biens culturels sous toutes ses formes et tous
ses aspects et des infractions connexes, et alarmée par les actes de destruction du
patrimoine culturel perpétrés récemment par des groupes terroristes, qui sont liés au
trafic de biens culturels dans certains pays,
Consciente de l’importance capitale des dispositifs de prévention du crime et
de justice pénale pour l’efficacité de la lutte mondiale contre toutes les formes et
tous les aspects du trafic de biens culturels et des infractions connexes et soulignant
qu’il convient de mettre au point, dans le cadre de la Commission pour la prévention
du crime et la justice pénale, un outil pratique pour la mise en œuvre des Principes
directeurs internationaux sur les mesures de prévention du crime et de justice pénale
relatives au trafic de biens culturels et aux autres infractions connexes 15 , qui
facilitera l’application de ses résolutions 67/80 du 12 décembre 2012, 68/186 du
18 décembre 2013 et 69/196 et la coopération opérationnelle en matière de lutte
contre toutes les formes de trafic de biens culturels, ainsi que la demande faite à
l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime de contribuer concrètement à
la mise en œuvre des Principes directeurs et de faciliter la coopération en la matière,
Affirmant que la destruction du patrimoine culturel, illustration de la diversité
de la culture humaine, a pour effet d’effacer la mémoire collective d’une nation, de
déstabiliser les communautés et de menacer leur identité culturelle, et soulignant
l’importance de la diversité et du pluralisme culturels ainsi que de la liberté de
religion et de conviction pour la paix, la stabilité, la réconciliation et la cohésion
sociale,
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Résolution 69/196, annexe.