A/HRC/RES/15/16 l’homme des travailleurs migrants, dont les plus récentes sont la résolution 12/6 du Conseil, en date du 1er octobre 2009, et la résolution 64/166 de l’Assemblée générale, en date du 18 décembre 2009, et rappelant également les activités des différents mécanismes spéciaux du Conseil des droits de l’homme qui ont fait rapport sur la situation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des migrants, Réaffirmant que toute personne a le droit de circuler librement et de choisir sa résidence à l’intérieur d’un État, ainsi que de quitter tout pays, y compris le sien, et de revenir dans son pays, Préoccupé par le nombre important et sans cesse croissant des migrants, notamment des femmes et des enfants, qui tentent de franchir les frontières internationales sans être munis des documents de voyage nécessaires, ce qui rend ces personnes particulièrement vulnérables, et sachant que les États ont l’obligation de respecter les droits de l’homme de ces migrants, Considérant que les États ont, en vertu du droit international, l’obligation d’agir, le cas échéant, avec la diligence voulue pour prévenir les crimes contre les travailleurs migrants, enquêter sur ces crimes et en punir les auteurs et, conformément au droit applicable, de secourir les victimes et d’assurer leur protection, et que manquer à cette obligation constitue une violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales des victimes et une restriction ou un obstacle à leur exercice, Considérant également que les politiques et initiatives en matière de migration, notamment celles relatives à sa bonne gestion, devraient promouvoir l’adoption de démarches globales qui prennent en compte les causes et les conséquences de ce phénomène, ainsi que le plein respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales des migrants, Affirmant que les crimes contre les migrants et la traite des personnes continuent de poser un sérieux problème et appellent une évaluation et une réponse internationales concertées et une véritable coopération multilatérale entre pays d’origine, de transit et de destination en vue de leur éradication, Conscient que, comme les criminels profitent des flux migratoires et tentent de contourner des politiques de l’immigration restrictives, les migrants sont plus exposés, notamment, à l’enlèvement, à l’extorsion, au travail forcé, à l’exploitation sexuelle, aux agressions physiques, à la servitude pour dettes et à l’abandon, Soulignant que les États sont tenus de protéger les droits de l’homme des migrants indépendamment de leur statut juridique, et exprimant sa préoccupation face aux mesures qui, tout en s’inscrivant dans des politiques visant à juguler les migrations irrégulières, traitent ces migrations comme des infractions pénales et non pas administratives ce qui a pour effet de dénier aux migrants la pleine jouissance de leurs droits de l’homme et de leurs libertés fondamentales, Insistant sur le caractère mondial du phénomène migratoire, sur l’importance de la coopération internationale, régionale et bilatérale et sur la nécessité de protéger les droits de l’homme des migrants, en particulier à l’heure où, du fait de la mondialisation de l’économie, les flux migratoires augmentent et ont lieu dans un contexte caractérisé par de nouvelles préoccupations en matière de sécurité, 2 GE.10-16678

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