A/HRC/RES/42/27 ont le plus besoin, y compris en détournant l’aide humanitaire apportée par des convois approuvés par l’Organisation des Nations Unies, notamment l’aide et les fournitures médicales destinées à des populations cruellement privées de produits de première nécessité ; 10. Demande instamment aux autorités syriennes et à leurs alliés de faciliter en temps voulu et sans délai l’accès complet, en toute sécurité, du personnel des Nations Unies et des autres travailleurs humanitaires à toutes les zones, et à toutes les autres parties au conflit de ne pas y faire obstacle, et de faire en sorte que l’aide humanitaire parvienne à tous ceux qui en ont besoin, aussi longtemps que nécessaire, y compris dans les zones difficiles d’accès, conformément aux résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, et demande aux États Membres de verser les contributions nécessaires pour répondre intégralement aux appels de fonds de l’Organisation des Nations Unies ; 11. Condamne fermement toutes les attaques contre la population civile et les biens de caractère civil, tels que les écoles, les unités médicales, le personnel médical, les patients, les moyens de transport et le personnel participant à l’aide humanitaire, perpétrées en violation du droit international humanitaire, rappelle qu’il incombe au premier chef aux autorités syriennes de protéger la population civile et déplore les conséquences à long terme de ces attaques sur la population et le système de santé de la République arabe syrienne ; 12. Exprime sa profonde préoccupation devant le nombre de civils, dont des enfants, tués ou mutilés par des mines terrestres, des restes explosifs de guerre et des engins explosifs improvisés utilisés par toutes les parties au conflit ; 13. Prend note des récentes conclusions du Groupe de travail sur le sort des enfants en temps de conflit armé en République arabe syrienne 2, constate avec une profonde préoccupation les effets néfastes qu’ont le conflit en cours, y compris l’augmentation rapide du nombre de cas de mariages d’enfants, mariages précoces et mariages forcés, de travail d’enfants et de recrutement forcé d’enfants, et le refus de l’aide humanitaire sur les droits et le bien-être des enfants, y compris pour ce qui est de leur accès aux soins médicaux et à l’éducation, notamment aux écoles, et condamne fermement l’utilisation d’écoles à des fins militaires, y compris comme lieux de formation, de stockage de munitions, de détention et de logement, ou comme bases militaires ; 14. Demande à toutes les parties de respecter et de protéger la pleine jouissance par les enfants de tous leurs droits de l’homme et de permettre à tout moment aux travailleurs humanitaires de venir en aide aux enfants et aux familles qui ont un besoin vital de cette aide, et de prévenir toute forme d’exploitation, de violation et d’abus ayant pour cible des enfants et de protéger les enfants contre de tels actes, y compris contre les violences sexuelles et fondées sur le genre, le mariage précoce et forcé, la traite et la torture, notamment en faisant cesser et en empêchant le recrutement et l’utilisation d’enfants dans le conflit armé, en libérant sans condition les enfants et en les remettant aux acteurs civils de la protection de l’enfance, immédiatement, de manière sûre et sans réserve, et en faisant en sorte que les autorités aient accès aux enfants détenus associés à des groupes armés ; 15. Déplore l’escalade de la violence dans le nord-ouest du pays, souligne le caractère particulièrement préoccupant de la situation dans la province d’Edleb, et condamne fermement les attaques perpétrées par les autorités syriennes et leurs alliés étatiques et non étatiques contre des civils, des équipes de premiers secours et des infrastructures civiles, la violence, notamment les frappes aériennes, continuant de faire des morts et des blessés parmi les civils et les équipes de premiers secours et d’avoir des effets dévastateurs sur les infrastructures civiles, y compris des établissements sanitaires et scolaires, ce qui inflige d’immenses souffrances à la population civile, avec plus de 600 000 personnes déplacées depuis mai 2019 et 3 millions de personnes − la moitié étant des enfants − dépendantes de l’aide humanitaire, et a entraîné la mort de plus de 1 000 civils et endommagé des établissements scolaires et sanitaires, ainsi que des points de ravitaillement en eau et des marchés ; 2 4 S/AC.51/2019/1. GE.19-17280

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