A/HRC/RES/44/18
Considérant également que la promotion et la protection des droits de l’homme
devraient être fondées sur les principes de la coopération et d’un véritable dialogue dans
tous les organes de concertation concernés, notamment dans le cadre de l’Examen
périodique universel, et viser à renforcer la capacité des États membres de s’acquitter de
leurs obligations en matière de droits de l’homme au profit de tous les êtres humains,
Soulignant que coopérer ne consiste pas seulement à entretenir de bonnes relations
de voisinage, de coexistence et de réciprocité, mais qu’il s’agit aussi d’être disposé à faire
passer l’intérêt général avant les intérêts mutuels,
Sachant que, dans sa Déclaration de Bakou en date du 6 avril 2018, le Mouvement
des pays non alignés a affirmé qu’il fallait promouvoir l’unité, la solidarité et la coopération
entre États et s’est engagé à s’efforcer de contribuer de façon constructive à l’édification
d’un nouveau modèle de relations internationales fondé sur les principes de la coexistence
pacifique et de la coopération entre les nations et le droit à l’égalité de tous les États,
Insistant sur l’importance de la coopération internationale pour l’amélioration des
conditions de vie de chacun dans tous les pays, en particulier dans les pays les moins
avancés et les pays en développement,
Considérant que la coopération Sud-Sud doit continuer de s’enrichir des divers
enseignements tirés de l’expérience et des bonnes pratiques issues de la coopération
Sud-Sud, de la coopération triangulaire et de la coopération Nord-Sud, et qu’il est
nécessaire d’étudier plus avant les complémentarités et les synergies qui existent entre ces
formes de coopération dans le but de renforcer la coopération internationale dans le
domaine des droits de l’homme,
Déterminé à franchir une nouvelle étape dans l’engagement de la communauté
internationale en vue d’accomplir des progrès sensibles dans l’action menée en faveur des
droits de l’homme, grâce à un effort accru et soutenu de coopération et de solidarité
internationales,
Rappelant la résolution 60/251 de l’Assemblée générale en date du 15 mars 2006,
par laquelle l’Assemblée l’a institué, et réaffirmant que ses activités doivent être guidées
par les principes d’universalité, d’impartialité, d’objectivité et de non-sélectivité, du
dialogue et de la coopération constructifs à l’échelle internationale de façon à favoriser la
promotion et la protection de tous les droits de l’homme − civils, politiques, économiques,
sociaux et culturels, y compris le droit au développement,
Considérant que le renforcement de la coopération internationale et d’un véritable
dialogue contribue au bon fonctionnement du système international des droits de l’homme,
Réaffirmant le rôle de l’Examen périodique universel en tant que mécanisme
important contribuant au renforcement de la coopération internationale dans le domaine des
droits de l’homme,
Rappelant sa résolution 6/17 en date du 28 septembre 2007, dans laquelle il a prié le
Secrétaire général de créer un fonds d’affectation spéciale pour l’Examen périodique
universel afin de permettre aux pays en développement, en particulier aux pays les moins
avancés et aux pays en développement sans littoral, de participer au mécanisme, et de créer
également un fonds de contributions volontaires pour l’assistance financière et technique,
qui serait administré conjointement avec le fonds d’affectation spéciale pour l’Examen
périodique universel, en vue de constituer, parallèlement aux mécanismes de financement
multilatéraux, une source d’assistance financière et technique qui permette aux États de
mettre en œuvre les recommandations issues de l’Examen périodique universel, en
consultation avec l’État concerné et avec l’accord de celui-ci,
Réaffirmant que le dialogue entre les religions, les cultures et les civilisations et en
leur sein dans le domaine des droits de l’homme pourrait grandement contribuer au
renforcement de la coopération internationale en la matière,
Rappelant le rôle important qu’un véritable dialogue sur les droits de l’homme peut
jouer dans le renforcement de la coopération dans le domaine des droits de l’homme aux
niveaux bilatéral, régional et international,
GE.20-09930
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