Situation des droits de l’homme dans la République autonome
de Crimée et la ville de Sébastopol (Ukraine)
A/RES/74/168
Soulignant l’importance de mesures conduisant à l’élaboration de procédures et
de règles transparentes, à la portée de tous, non discriminatoires et rapides régissant
l’accès des défenseurs des droits de l’homme, des journalistes et professionnels des
médias et des avocats à la Crimée, ainsi que la possibilité de faire appel conformément
à la législation nationale et à toutes les normes de droit international applicables,
Condamnant le fait que la Fédération de Russie bloque l’accès aux chaînes de
télévision et sites Web ukrainiens et confisque des fréquences d ’émissions
ukrainiennes en Crimée,
Accueillant avec satisfaction l’appui qu’apporte l’Ukraine aux organes de presse
et aux organisations de la société civile qui ont fui la Crimée, renforçant la capacité
des médias et de la société civile de travailler en toute indépendance et sans ingérence,
Se félicitant que le Secrétaire général, la Haute-Commissaire des Nations Unies
aux droits de l’homme, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe, le
Conseil de l’Europe et d’autres organisations internationales et régionales s’efforcent
toujours d’aider l’Ukraine à promouvoir, à protéger et à garantir les droits de
l’homme, et constatant de nouveau avec préoccupation que les mécanismes régionaux
et internationaux de surveillance des droits de l’homme et les organisations non
gouvernementales de défense des droits de l’homme ne disposent pas d’un accès sûr
et sans entrave en Crimée,
Reconnaissant l’importance de la libération des personnes détenues par la
Fédération de Russie et l’Ukraine, le 7 septembre 2019, et demandant à la Fédération
de Russie de libérer tous les citoyens ukrainiens illégalement détenus et de faire en
sorte qu’ils regagnent l’Ukraine en toute sécurité,
1.
Déplore le fait que la Fédération de Russie n’ait donné suite ni aux
demandes répétées de l’Assemblée générale, ni à l’ordonnance en indication de
mesures conservatoires prise par la Cour internationale de Justice le 19 avril 2017
concernant l’affaire Application de la Convention internationale pour la répression
du financement du terrorisme et de la Convention internatio nale sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination raciale (Ukraine c. Fédération de Russie)10 ;
2.
Condamne fermement la persistance de la Fédération de Russie à faire
montre d’un mépris total pour les obligations que lui imposent la Charte de s Nations
Unies et le droit international concernant sa responsabilité juridique sur le territoire
occupé, notamment la responsabilité de respecter les lois ukrainiennes et les droits de
tous les civils ;
3.
Condamne toutes les démarches faites par la Fédération de Russie pour
essayer de légitimer ou de normaliser sa tentative d’annexion de la Crimée,
notamment l’imposition automatique de la citoyenneté russe, les campagnes
électorales illégales et la modification de la structure démographique de la Crimée ;
4.
Condamne également les violations et atteintes commises et les mesures
et pratiques discriminatoires appliquées par les autorités d ’occupation russes à
l’encontre des résidents de la Crimée temporairement occupée, notamment des Tatars
de Crimée, ainsi que des Ukrainiens et des personnes appartenant à d ’autres ethnies
et groupes religieux ;
5.
Condamne en outre l’imposition illégale par la Fédération de Russie de
ses lois, de sa juridiction et de son administration en Crimée occupée et prie la
Fédération de Russie de respecter les obligations que lui impose le droit international
en respectant les lois qui étaient en vigueur en Crimée avant l ’occupation ;
6.
19-22310
Exhorte la Fédération de Russie à :
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