A/HRC/RES/46/11 Réaffirmant que tous les peuples peuvent disposer librement, aux fins qui leur sont propres, de leurs richesses et de leurs ressources naturelles, sans préjudice des obligations qui découlent de la coopération économique internationale, fondée sur le principe de l’intérêt mutuel, et du droit international, et qu’en aucun cas un peuple ne saurait être privé de ses propres moyens de subsistance, Préoccupé par le fait que les flux de fonds d’origine illicite privent les pays des ressources indispensables à la réalisation progressive des droits de l’homme, y compris des droits économiques, sociaux et culturels et, en particulier, du droit au développement, d’une manière qui menace la stabilité et le développement durable des États, sape les valeurs de la démocratie, l’état de droit et la moralité et compromet le développement social, économique et politique, Considérant que la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption jouent un rôle central dans la promotion et la protection des droits de l’homme et l’élimination des obstacles au développement, ainsi que dans la création d’institutions durables, efficaces, responsables et transparentes, Prenant note des préoccupations particulières qu’ont les pays en développement et les pays en transition au sujet de la restitution rapide des avoirs d’origine illicite résultant de la corruption, en particulier aux pays d’où ils proviennent, conformément aux principes énoncés dans la Convention des Nations Unies contre la corruption, en particulier son chapitre V, ces avoirs devant leur permettre d’élaborer et de financer des projets de développement conformes à leurs priorités nationales, vu l’importance qu’ils peuvent revêtir pour leur développement durable, Préoccupé par le fait que des fonds d’origine illicite, dont le développement et la réalisation de tous les droits de l’homme ont un besoin urgent, sont bloqués dans les banques des États requis, qui continuent à en tirer profit, Préoccupé également par le fait que les pays en développement perdent chaque année des milliards de dollars à cause des flux financiers illicites et que, en ce qui concerne l’Afrique, on estime qu’au cours des cinquante dernières années, le continent a perdu 1 000 milliards de dollars, soit un montant équivalant à toute l’aide publique au développement reçue au cours de la même période, Conscient qu’il importe de se pencher sur les liens qui pourraient exister entre la lutte contre les flux financiers illicites et les efforts visant à assurer la viabilité de la dette, la disponibilité de ressources précieuses pour le financement du développement et le respect des obligations en matière de droits de l’homme, Considérant que la pandémie de maladie à coronavirus 2019 (COVID-19) a mis en évidence les limites des gouvernements des pays en développement en ce qui concerne la mobilisation de leurs ressources budgétaires en temps de crise, réaffirmant la nécessité d’améliorer et de renforcer les capacités en vue d’une mobilisation efficace des ressources intérieures, y compris des systèmes de dépenses publiques responsables et transparents, et le fait que le préjudice causé par les flux financiers illicites, qui réduisent les ressources déjà limitées des pays en développement, rend ceux-ci moins à même de combler le déficit de financement des objectifs de développement durable et de mobiliser les ressources intérieures pour atteindre les objectifs de développement à plus long terme, Considérant que la lutte contre la corruption à tous les niveaux est une priorité, que la prévention et l’élimination de la corruption sont une responsabilité qui incombe à tous les États et que les États devraient coopérer les uns avec les autres, conformément à la Convention des Nations Unies contre la corruption, avec le soutien et la pleine participation d’autres parties prenantes, 2 GE.21-04079

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