A/RES/56/128
formes de discrimination à l’égard des femmes 3 et la Convention relative aux droits
de l’enfant 4 ou d’y adhérer, s’ils ne l’ont pas déjà fait, d’envisager de signer et de
ratifier le Protocole facultatif se rapportant à la Convention sur l’élimination de
toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes 21 ou d’y adhérer et de
respecter pleinement les obligations qui leur incombent en vertu des instruments
auxquels ils sont parties ;
b)
De mettre à exécution les engagements internationaux qu’ils ont pris aux
grandes conférences des Nations Unies et aux sessions extraordinaires et sommets
de l’Assemblée générale tenus depuis 1990 ainsi qu’au cours des processus de
suivi ;
c)
De recueillir et de diffuser des informations de base sur les pratiques
traditionnelles ou coutumières préjudiciables à la santé des femmes et des filles, y
compris les mutilations génitales ;
d)
D’élaborer, d’adopter et d’appliquer des lois, politiques, plans et
programmes nationaux interdisant les pratiques traditionnelles ou coutumières
préjudiciables à la santé des femmes et des filles, y compris les mutilations
génitales, et de poursuivre ceux qui se livrent à de telles pratiques ;
e)
De mettre en place, à l’échelon national, s’ils ne l’ont pas déjà fait, un
dispositif ayant pour objet d’assurer l’exécution et le suivi de la législation et de
l’action gouvernementale applicables en la matière et de veiller à ce qu’elles soient
respectées ;
f)
De créer des services d’appui ou de renforcer ceux qui existent afin de
répondre aux besoins des victimes, notamment en mettant en place des services de
santé complets et accessibles en matière de sexualité et de santé génésique et en
donnant au personnel de santé de tous niveaux une formation sur les conséquences
néfastes de telles pratiques sur la santé ;
g)
De faire une place particulière, dans la formation du personnel sanitaire
et autre personnel compétent, aux pratiques traditionnelles ou coutumières
préjudiciables à la santé des femmes et des filles, en insistant sur le fait que ces
pratiques rendent les femmes et les filles plus vulnérables face au VIH/sida et aux
autres infections sexuellement transmissibles ;
h)
De prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre les femmes plus
autonomes et renforcer leur indépendance économique et pour protéger et
promouvoir l’exercice intégral de tous les droits fondamentaux et de toutes les
libertés fondamentales afin que les femmes et les filles soient mieux en mesure de se
protéger, notamment contre les pratiques traditionnelles ou coutumières
préjudiciables à leur santé ;
i)
De redoubler d’efforts pour sensibiliser et mobiliser l’opinion publique
internationale et nationale aux effets néfastes des pratiques traditionnelles ou
coutumières préjudiciables à la santé des femmes et des filles, y compris les
mutilations génitales, notamment en obtenant la participation, aux campagnes de
sensibilisation de personnes influentes, des éducateurs, des autorités religieuses, des
chefs, des élites traditionnelles, des médecins, des enseignants, des organisations
s’occupant de la santé des femmes et de la planification familiale, des travailleurs
sociaux, des organismes de protection de l’enfance, des organisations non
_______________
21
4
Résolution 54/4, annexe.
Sélectionner le paragraphe cible3
Se connecter à un paragraphe
Connect to an entity
Disable highlights
Ajouter à la table des matières