A/HRC/RES/45/2
Soulignant qu’il est primordial d’entretenir un dialogue et une coopération
constructifs et constants avec l’État concerné afin de renforcer sa capacité de respecter ses
obligations en matière de droits de l’homme,
Rappelant la résolution 60/251 de l’Assemblée générale, en date du 15 mars 2006, et
sa propre résolution 5/1, en date du 18 juin 2007,
Rappelant également sa résolution 42/4, en date du 26 septembre 2019,
Rappelant en outre la résolution 41/128 de l’Assemblée générale, en date du
4 décembre 1986, intitulée « Déclaration sur le droit au développement », dans laquelle
l’Assemblée a déclaré que les États avaient le devoir de coopérer les uns avec les autres
pour assurer le développement et éliminer les obstacles au développement,
Rappelant en particulier que la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de
l’homme a pour mandat de promouvoir et protéger la jouissance effective par tous de tous
les droits civils, culturels, économiques, politiques et sociaux, et de contribuer activement à
écarter les obstacles et à régler les problèmes qui entravent actuellement la pleine
réalisation de tous les droits de l’homme et à empêcher que des violations des droits de
l’homme persistent, où que ce soit dans le monde,
Se déclarant préoccupé par les informations selon lesquelles l’espace civique et
démocratique serait restreint, y compris des allégations de détention arbitraire,
d’intimidation et de diffamation publique de manifestants, de journalistes et de défenseurs
des droits de l’homme,
Se déclarant également préoccupé par les effets négatifs des mesures coercitives
unilatérales imposées à la République bolivarienne du Venezuela , qui, selon la
Haute-Commissaire, ont encore aggravé les effets de la crise économique et, partant, la
situation humanitaire du peuple vénézuélien,
Constatant que le Gouvernement vénézuélien coopère davantage avec la
Haute-Commissaire et le Haut-Commissariat,
Se félicitant de la visite que la Haute-Commissaire a effectuée en République
bolivarienne du Venezuela du 19 au 21 juin 2019 et des engagements pris d’un commun
accord avec le Gouvernement en vue d’améliorer la situation des droits de l’homme dans
le pays,
Rappelant le mémorandum d’accord signé le 20 septembre 2019, se félicitant des
engagements pris dans le mémorandum d’accord sur le renforcement de la coopération et
de l’assistance technique dans le domaine des droits de l’homme, que la
Haute-Commissaire et le Gouvernement vénézuélien ont signé le 14 septembre 2020, et
prenant note des mesures prises par le Gouvernement afin que soit établie en République
bolivarienne du Venezuela une présence permanente du Haut-Commissariat, qui s’acquitte
pleinement de son mandat, en application de la résolution 48/141 de l’Assemblée générale,
en date du 20 décembre 1993,
Se déclarant fermement convaincu qu’il appartient au peuple vénézuélien de
parvenir à une solution pacifique, démocratique et constitutionnelle à la situation actuelle
en République bolivarienne du Venezuela, sans aucune ingérence des forces militaires ou
de sécurité ou de services de renseignement étrangers, dans le plein respect des droits de
l’homme et des libertés fondamentales, et qu’une telle solution passe par des processus
électoraux libres, équitables et transparents, organisés conformément à la Constitution
vénézuélienne et aux normes internationales, et encourageant à cet égard tous les effo rts
diplomatiques pertinents visant à promouvoir la tenue, entre le Gouvernement et
l’opposition, de négociations et d’un dialogue politique véritable et inclusif visant à trouver
une solution pacifique, démocratique, crédible et constitutionnelle en République
bolivarienne du Venezuela,
Se félicitant que 67 personnes aient fait l’objet de mesures de substitution à la
privation de liberté depuis septembre 2019, par l’intermédiaire de la Commission pour la
vérité, la justice, la paix et la tranquillité publique, dans le cadre du processus de dialogue
national, et que 110 personnes aient été graciées dans le cadre des efforts visant à renforcer
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GE.20-13315