Droits de l’enfant
A/RES/68/147
f)
De lutter contre l’existence d’un marché qui encourage ces pratiques
criminelles à l’égard des enfants, y compris en adoptant, en appliquant et en faisant
respecter véritablement des mesures de prévention et de réadaptation et des mesures
de répression à l’encontre des clients ou des individus qui se livrent à l’exploitation
sexuelle ou à des sévices sexuels sur la personne d’enfants ;
g)
D’accorder la priorité à la définition de règles et de normes relatives aux
responsabilités des sociétés transnationales et autres entreprises commerciales, en
particulier celles qui sont associées aux technologies de l’information et des
communications, en ce qui concerne le respect des droits des enfants, y compris le
droit d’être protégés contre les sévices et l’exploitation sexuels, surtout dans le
domaine virtuel, comme le prévoient les instruments juridiques pertinents, et de
définir les mesures de base à prendre pour leur donner effet ;
h)
De sensibiliser le public à la protection des enfants contre toutes les
formes d’exploitation et de sévices sexuels, en y associant les familles et les
communautés, avec la participation des enfants ;
i)
De contribuer à la prévention et à l’élimination de la vente d’enfants, de
la prostitution des enfants et de la pédopornographie en adoptant une démarche
globale, en tenant compte des facteurs qui concourent à ces phénomènes,
notamment le sous-développement, la pauvreté, les disparités économiques,
l’iniquité des structures socioéconomiques, les dysfonctionnements familiaux, le
manque d’instruction, l’exode rural ou urbain, la discrimination sexiste, les
comportements sexuels criminels ou irresponsables des adultes, le tourisme
pédophile, la criminalité organisée, les conflits armés et la traite des enfants ;
j)
De prendre des mesures pour éliminer la demande qui encourage toutes
les formes d’exploitation menant à la traite, y compris l’exploitation sexuelle et la
demande liée au tourisme sexuel ;
Enfants touchés par les conflits armés
59. Condamne avec la plus grande énergie toutes les violations et tous les
sévices commis contre les enfants touchés par les conflits armés et prie instamment
à cet égard tous les États et autres parties à des conflits armés qui, en violation du
droit international applicable, notamment humanitaire, participent à l’enrôlement et
à l’utilisation d’enfants et se livrent systématiquement au meurtre, à la mutilation,
au viol et autres sévices sexuels sur la personne d’enfants – consciente que dans ces
situations, les filles sont victimes de la violence sexuelle de manière
disproportionnée –, à des attaques récurrentes contre des écoles ou des hôpitaux et
contre le personnel de ces établissements, ainsi qu’à tous autres sévices et violations
sur la personne d’enfants, de prendre des mesures concrètes assorties d’échéances
pour y mettre fin ;
60. Rappelle que le droit international humanitaire interdit les attaques qui
frappent indistinctement les civils, y compris les enfants, que les civils ne doivent
faire l’objet d’aucune attaque, ni de représailles, ni d’un usage excessif de la force,
condamne les pratiques entraînant le meurtre et la mutilation d’enfants, et exige que
toutes les parties mettent immédiatement un terme à de telles attaques ;
61. Exhorte tous les États, les institutions, fonds et programmes des Nations
Unies, les autres organisations internationales et régionales compétentes ainsi que la
société civile à prêter une grande attention à tous les sévices et violations commis
contre des enfants touchés par des conflits armés, et à en protéger et aider les
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