Promotion et protection des droits humains dans le contexte des technologies numériques A/RES/80/215 Soulignant également que les environnements numériques offrent des possibilités d’exercer les droits humains, notamment en améliorant l’accès à l’information et en permettant de solliciter, de recevoir et de communiquer des informations et des idées de toutes sortes, et soulignant que les efforts visant à promouvoir l’accès aux technologies numériques, l’éducation au numérique, aux médias et à l’information, la participation civique et la sécurité en ligne sont importants pour réduire les fractures numériques et garantir l’inclusion numérique dans son interprétation la plus large, qui inclut le développement des compétences numériques, Réaffirmant que le droit à la vie privée, en vertu duquel nul ne sera l’objet d’immixtions arbitraires ou illégales dans sa vie privée, sa famille, son domicile ou sa correspondance, et le droit à la protection de la loi contre de telles immixtions sont importants pour l’exercice d’autres droits et qu’ils peuvent contribuer à faire en sorte que chacun exerce ses droits politiques, économiques, sociaux et culturels, et notant avec préoccupation que les violations du droit à la vie privée, ou les atteintes à ce droit, peuvent nuire à l’exercice de droits humains tels que le droit à la liberté d’expression et le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions, le droit à la liberté de réunion pacifique et le droit à la liberté d’association, Soulignant que, à l’ère du numérique, il est important d’avoir recours à des solutions techniques permettant de protéger la confidentialité des communications et des transactions numériques, notamment à des techniques de chiffrement, de pseudonymisation et d’anonymisation poussés, pour garantir l’exercice des droits humains, notamment du droit à la vie privée, du droit à la liberté d’opinion et d’expression et du droit à la liberté de réunion et d’association pacifiques, et estimant que les États Membres doivent promouvoir l’utilisation de telles techniques et s’abstenir de recourir à des techniques de surveillance illicites ou arbitraires, y compris les formes de piratage, Constatant avec une profonde inquiétude que des outils technologiques créés par l’industrie de la surveillance privée et par des acteurs privés ou publics sont utilisés pour exercer des activités de surveillance, pirater des dispositifs et des systèmes, intercepter et perturber des communications et recueillir des données, ce qui constitue une immixtion dans la vie professionnelle et privée de particuliers, notamment de personnes qui œuvrent à la promotion et à la défense des droits humains et des libertés fondamentales, de journalistes et d’autres professionnels des médias, ainsi qu’une violation des droits humains de ces personnes ou une atteinte à leurs droits, Soulignant que, lorsque les rassemblements physiques sont restreints, des mesures devraient être prises pour garantir que l’accès à Internet et aux informations et idées en ligne de toutes sortes est ouvert à tous et que toutes les restrictions sont conformes au droit international, notamment aux principes de légalité, de nécessité, de proportionnalité et de non-discrimination, Condamnant sans équivoque le recours à des coupures générales de l’accès à Internet et à des restrictions illégales pour empêcher ou perturber délibérément l’accès à l’information ou la diffusion d’informations en ligne, et soulignant l’importance d’un Internet libre, ouvert, interopérable, fiable et sûr, Notant que l’utilisation de processus décisionnels algorithmiques ou automatisés peut compromettre l’exercice des droits humains, notamment en perpétuant des stéréotypes ou en entraînant des discriminations, en particulier lorsque les données utilisées pour l’entraînement des algorithmes sont non représentatives, inexactes ou non pertinentes, 5/11

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