A/HRC/RES/48/7
Soulignant son rôle pour ce qui est de promouvoir le respect universel des droits de
l’homme et des libertés fondamentales de tous, sans distinction aucune et de manière juste et
équitable, en plaçant ces droits et libertés sur le même plan et en leur accordant une égale
valeur,
Constatant avec préoccupation que l’héritage du colonialisme, dans toutes ses
manifestations, telles que l’exploitation économique, les inégalités au sein des États et entre
eux, le racisme systémique, les violations des droits des peuples autochtones, les formes
contemporaines d’esclavage et les atteintes au patrimoine culturel, a des effets négatifs sur
l’exercice effectif de tous les droits de l’homme,
Considérant que le colonialisme a conduit au racisme, à la discrimination raciale,
à la xénophobie et à l’intolérance qui y est associée, et que les Africains et les personnes
d’ascendance africaine, de même que les personnes d’ascendance asiatique et les peuples
autochtones, ont été victimes du colonialisme et continuent à en subir les conséquences,
Exprimant sa profonde inquiétude face aux violations des droits humains des
peuples autochtones commises dans des contextes coloniaux, et soulignant le fait que les
États doivent prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les droits et assurer la
sécurité des peuples autochtones, en particulier des femmes et des enfants, rétablir la
vérité et la justice et faire en sorte que les auteurs de violations répondent de leurs actes,
1.
Souligne qu’il est de la plus haute importance d’éliminer le colonialisme et de
s’attaquer aux effets négatifs qu’a l’héritage du colonialisme sur l’exercice des droits de
l’homme ;
2.
Demande aux États Membres, aux organes concernés de l’Organisation, aux
organismes compétents des Nations Unies et aux autres parties intéressées de prendre des
mesures concrètes pour remédier aux effets négatifs qu’a l’héritage du colonialisme sur
l’exercice des droits de l’homme ;
3.
Réaffirme que la persécution d’un groupe, d’une collectivité ou d’une
communauté identifiable, pour des motifs raciaux, nationaux ou ethniques, ou pour
d’autres motifs universellement reconnus comme illicites en droit international, ainsi que
le crime d’apartheid, constituent des violations graves des droits de l’homme et, dans
certains cas, peuvent être qualifiés de crimes contre l’humanité ;
4.
Exhorte les États à s’abstenir d’assimiler de force les personnes
appartenant à des minorités, y compris les populations autochtones, et à veiller à ce que
les programmes scolaires et les matériels pédagogiques ne réduisent pas les minorités et
les populations autochtones à des stéréotypes fondés sur l’appartenance ethnique ;
5.
Invite les procédures spéciales et les mécanismes compétents de l’Organisation
des Nations Unies chargés des droits de l’homme, dans l’exécution de leur mandat, à rester
attentifs aux effets négatifs qu’a l’héritage du colonialisme sur l’exercice des droits de
l’homme ;
6.
Décide de convoquer une réunion-débat à sa cinquante et unième session et de
la rendre pleinement accessible aux personnes handicapées, et invite les États Membres, les
organes concernés de l’Organisation des Nations Unies, les organismes compétents des
Nations Unies, les organisations internationales, les institutions nationales des droits de
l’homme, les organisations non gouvernementales et les autres parties prenantes à participer
à la réunion-débat, afin de recenser les difficultés à surmonter pour pouvoir remédier aux
effets négatifs qu’a l’héritage du colonialisme sur l’exercice des droits de l’homme et de
débattre de la marche à suivre, et prie le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de
l’homme d’établir un rapport de synthèse sur la réunion-débat, y compris dans un format
accessible, et de le lui soumettre à sa cinquante-quatrième session ;
7.
Demande à la Haute-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme
de lui fournir toutes les ressources voulues pour qu’il dispose des services et des installations
nécessaires à la tenue de la réunion-débat susmentionnée ;
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GE.21-14770